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Les personnes ayant une problématique de violence conjugale peuvent venir dans les structures pour parler de cette problématique.

Les personnes ayant une problématique de violence conjugale peuvent venir dans les structures pour parler de cette problématique.

Mais le plus souvent elles sont amenées à chercher de l’aide auprès des services sociaux non pas à propos de la violence du conjoint (elles ne sont parfois pas conscientes qu’il s’agit de violence conjugale), mais pour traiter de multiples problèmes connexes ou consécutifs à cette situation.

Il s’agit de difficultés d’ordres divers :

Médical : somatisations diverses, dépressions, insomnies, surconsommation de médicaments, alcoolisme

Parental : difficultés avec les enfants, conflits, comportements perturbés, fugues,

Économique : problèmes budgétaires, surendettement

Social : isolement, enfermement, absence de communication, etc…

Matériel : hébergement - habillement

Les services dont la mission est de répondre aux demandes d’aide dans ces divers secteurs sont ainsi sollicités pour d’autres motifs sans que l’origine des difficultés soit énoncée et prise en considération.

Il importe donc que les personnels de ces services aient une formation sur la thématique des  violences conjugales, qu’ils apprennent  à  conduire  une démarche de repérage de ces situations, démarches qui s’inscrivent  dans une perspective de prévention. Il faut avoir le reflexe de rechercher et d’identifier l’existence de la violence conjugale : oser en parler .

Face à la violence dans le couple, l’objectif  recherché est de répondre aux besoins des femmes et des enfants exposés et donc témoins, en s’appuyant sur le réseau existant.

Le réseau doit permettre : de développer les capacités des femmes à rompre l’emprise du conjoint violent en utilisant leurs possibilités personnelles, à leur propre  rythme

Confrontées au comportement violent et dangereux de leur partenaire certaines  femmes utilisent une formidable énergie pour survivre et maintenir une « famille ».

Dans la démarche d’aide, les intervenant-es sollicité(e)s auront à agir pour axer et ou réveiller cette énergie afin que les femmes s’emploient désormais à se libérer du processus  de violence conjugale.

Délivrées des manifestations de violence c’est parfois très vite que bon nombre de femmes violentées récupèrent leurs forces de lutte. Leurs parcours ne sont certes pas linéaires mais le capital de ressources intérieures existe. Il faut juste aider à ce qu’il puisse s’exprimer .