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Cérémonie du souvenir des policiers morts pour la France et en opération

 
 
Cérémonie du souvenir des policiers morts pour la France et en opération

Eric FREYSSELINARD, préfet de Meurthe-et-Moselle, a participé lundi 7 mai 2018 à la cérémonie du souvenir en l’honneur des policiers morts pour la France et en opération.

Eric FREYSSELINARD, préfet de Meurthe-et-Moselle, et Nicolas JOLIBOIS, contrôleur général, directeur départemental de la sécurité publique, ont participé lundi 7 mai 2018 à la cérémonie du souvenir en l’honneur des policiers morts pour la France et en opération, en présence des représentants des autorités civiles et militaires. Lors de cette cérémonie, 26 policiers ont été décorés de la médaille d'honneur de la police nationale. M. le Préfet a lu le message de M. le Ministre d’État, Ministre de l'Intérieur avant de déposer une gerbe.

Lecture de la liste des noms inscrits sur les plaques de l'Hôtel de Police ainsi que les noms des policiers morts en service au cours de l'année 2017/2018 a également été faite. La cérémonie s'est achevée par une minute de silence.

Message de M. Gérard COLLOMB, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur
Hommage aux policiers morts pour la France
7 mai 2018

En ce jour, dans les préfectures, dans les commissariats, devant les monuments aux morts, nous nous souvenons.

Nous nous souvenons du sacrifice des policiers morts pour la France, tombés parce qu’ils voulaient libérer notre Nation du joug de la barbarie nazie.

Nous nous souvenons des fonctionnaires du commissariat des Ternes qui, dès l’été 1940, fondèrent le mouvement de résistance du Coq Gaulois.

Nous nous souvenons du groupe Valmy et de ses dirigeants, Arsène PONCEY et Edmond DUBENT, qui périrent dans les camps.

Nous nous souvenons des 167 héros de la Préfecture de police qui, en août 1944, firent le sacrifice de leur vie pour libérer Paris.

Nous nous souvenons de tous les policiers qui, de Paris à Lille, de Bordeaux à Saint Brieuc, et même jusqu’à Alger, ont refusé la fatalité, fait le choix noble, courageux, de résister.

Il y a plus de 70 ans, ils ont donné leur vie pour que vive la France.
Il y a plus de 70 ans, ils ont donné leur vie pour que vivent ces valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité en lesquelles ils croyaient tant.

La République sait ce qu’elle leur doit.
Et c’est en mémoire de leur sacrifice que nous nous retrouvons, chaque année, partout sur le territoire, pour leur rendre l’hommage qu’ils méritent.

Nous sommes réunis également pour dire que la République sait ce qu’elle doit aux femmes et aux hommes qui, animés de la même force d’âme, assurent aujourd’hui la sécurité de nos concitoyens.

Il y a ceux qui sont tombés, victimes du terrorisme.
Et nous pensons tous à Franck BRINSOLARO, Ahmed MERABET, Clarissa JEAN-PHILIPPE, Jessica SCHNEIDER, Jean-Baptiste SALVAING, Xavier JUGELE – et j’y associe le colonel de gendarmerie Arnaud BELTRAME.
Ils ont été lâchement assassinés. Comme leurs aînés, ils sont morts en héros, parce que – comme leurs aînés - ils avaient fait le choix de défendre l’Etat de droit face à la loi du plus fort, de servir la cause de la liberté face à l’obscurantisme.

Mais c’est au quotidien que nos policiers font montre d’un courage exemplaire !
En luttant partout contre le crime et la délinquance.
En assurant le maintien de l’ordre public dans des conditions souvent très difficiles et dans un contexte d’exposition médiatique permanente.

Sans eux, sans vous, policiers de France, c’est la société qui tout simplement se déliterait.
Sans eux, sans vous, policiers de France, notre pays ne serait pas, pour tous les Etats du monde, la nation de la liberté.

Aussi, je veux réaffirmer ici que l’Etat sera toujours à vos côtés.
Pour condamner avec fermeté celles et ceux qui remettent en cause injustement votre action ou pire, se rendent coupables de violences envers les forces de l’ordre.
Pour réaffirmer sans cesse le soutien fidèle de la Nation à toutes celles et ceux qui consacrent leur vie à défendre nos valeurs.

Mesdames et Messieurs,
En cet instant, j’ai, nous avons une pensée pour les 7 fonctionnaires tués dans l’exercice de leurs fonctions l’année dernière, aux deux policières décédées depuis le début de l’année, aux milliers de blessés en mission.
Nous pensons aux familles qui attendent parfois avec inquiétude le retour d’un fils, d’un conjoint, d’un parent.

En cet instant, nous pensons aux 150 000 femmes et hommes qui forment la grande famille de la Police nationale et qui, au quotidien, prennent tous les risques pour protéger nos concitoyens.

Vive la Police Nationale !
Vive la République !
Et vive la France !